International
Argentine: un député offre son salaire par tirage au sort
AFP
Le député et économiste ultralibéral argentin Javier Milei a mis en jeu mercredi son premier salaire d’élu lors d’un tirage au sort, pour lequel s’étaient inscrits environ un milllion de candidats.
« Cet argent est à moi, je peux le dépenser comme n’importe quel député, le brûler en place publique ou je peux chercher un moyen pour que cet argent, qui a été volé au peuple, lui soit rendu », a expliqué Javier Milei, 51 ans.
Entré en fonctions le 10 décembre, le député a mis en jeu 200.000 pesos (1.686 euros) correspondant à ses 20 jours de salaire en décembre.
Le tirage au sort s’est déroulé sur une scène, devant une plage de la station balnéaire de Mar del Plata, à 400 km au sud de Buenos Aires, très fréquentée en ce mois de janvier. Le nom du gagnant a été rendu public.
L’événement, auquel n’assistait pas le député, a été retransmis en direct par les chaînes d’information sous les critiques de nombreux élus.
L’Agence pour l’accès à l’information publique, un organisme officiel autonome, a ouvert une enquête pour vérifier sa conformité avec la loi sur la protection des données personnelles, certains évoquant la possibilité que le but réel de la loterie soit de constituer une base de données d’électeurs potentiels.
« De quoi vit Milei? Comment paie-t-il ses factures? », s’est interrogée la députée Sabrina Ajmechet de la coalition de centre droit Juntos por el Cambio, principale force d’opposition en Argentine. Si les législateurs ne recevaient pas de salaire, « seuls les riches pourraient faire de la politique », a-t-elle relevé.
Javier Milei, un économiste libéral-libertaire, qui a fondé son parti La Libertad Avanza (la Liberté avance) en 2020, a fait campagne lors des dernières législatives de novembre en dénonçant la « caste politique » et « la pression de l’Etat sur les individus ».
Son parti est arrivé en troisième position à Buenos Aires avec 17,3% des suffrages, décrochant deux sièges au parlement.
Amérique centrale
Petro demande à Bukele de libérer les Colombiens détenus au Salvador

Le président de la Colombie, Gustavo Petro, a demandé samedi à son homologue salvadorien, Nayib Bukele, de remettre les Colombiens emprisonnés au Salvador, en vertu de la décision de justice américaine suspendant les expulsions de migrants depuis les États-Unis vers ce pays d’Amérique centrale.
La Cour suprême des États-Unis a ordonné de suspendre, jusqu’à nouvel ordre, les expulsions de migrants supposément liés à des gangs vénézuéliens, du Texas vers une prison de haute sécurité au Salvador.
« Nous n’acceptons pas, et la justice américaine non plus, que l’on criminalise les enfants du Venezuela », a déclaré Petro sur son compte X, qualifiant la décision de la Cour de « jugement universel ».
Le président américain Donald Trump avait invoqué en mars la Loi sur les ennemis étrangers de 1798 pour arrêter de prétendus membres du gang Tren de Aragua et les envoyer au Salvador. Un groupe de Vénézuéliens a déjà été expulsé le mois dernier sur la base de cette loi.
Les avocats des familles des détenus, ainsi que des défenseurs des droits humains, affirment toutefois que ces migrants ne faisaient partie d’aucun groupe criminel.
« Aucun Latino-Américain démocrate ne peut accepter que tout un peuple en exil soit criminalisé à cause des crimes du groupe appelé ‘Tren de Aragua’ », a insisté Petro.
Il a également exigé : « Rendez-nous les Colombiens que vous avez dans vos prisons. Libérez le peuple vénézuélien ».
Le président colombien a réitéré que traiter les migrants comme des criminels est une idée « fasciste », héritée du fascisme européen.
Jusqu’à présent, cette loi n’avait été utilisée que pendant la guerre de 1812 contre l’Empire britannique et ses colonies canadiennes, ainsi que lors des deux guerres mondiales du XXe siècle.
International
Migrants vénézuéliens : controverse autour d’un arrêt de la Cour suprême en pleine nuit

Un juge conservateur de la Cour suprême des États-Unis a critiqué l’intervention du plus haut tribunal du pays, samedi, visant à suspendre l’expulsion de migrants vénézuéliens ordonnée par le président Donald Trump, qualifiant la décision de « précipitée » et « juridiquement contestable ».
La Cour suprême a interrompu, dans les premières heures de samedi, l’expulsion de prétendus membres de gangs vénézuéliens depuis l’État du Texas vers une prison de haute sécurité au Salvador, suite à un décret de l’administration Trump fondé sur une loi du XVIIIe siècle.
Les juges conservateurs Samuel Alito et Clarence Thomas ont été les seuls à s’opposer à la décision majoritaire parmi les neuf membres de la Cour.
« Littéralement au milieu de la nuit, la Cour a émis une mesure sans précédent et juridiquement discutable (…) sans entendre la partie adverse, dans les huit heures suivant la réception de la requête », a déclaré Alito dans un communiqué.
« Nous n’avions aucune raison valable de penser que, dans ces circonstances, publier un ordre à minuit était nécessaire ou approprié », a-t-il ajouté.
International
Edmundo González Urrutia : « Le Venezuela crie au changement »

Le leader antichaviste Edmundo González Urrutia, en exil depuis septembre dernier après avoir dénoncé une « persécution » à son encontre, a affirmé ce samedi que le Venezuela « crie au changement », à l’occasion du 215e anniversaire du début du processus d’indépendance du pays face à la Couronne espagnole.
L’ancien ambassadeur, qui revendique la présidence de son pays, a souligné que le 19 avril 1810, « un peuple courageux a élevé la voix et décidé que le destin du Venezuela devait être entre les mains des Vénézuéliens ».
« Aujourd’hui, comme à l’époque, le pays réclame un changement. Pour la dignité. Pour la liberté. Nous sommes les héritiers d’un esprit indomptable qui ne se soumet pas à l’adversité. L’engagement envers le Venezuela est inébranlable. La lutte est pour un pays libre, juste et en paix », a-t-il écrit sur le réseau social X.
González Urrutia a également dénoncé une « fraude » lors de l’élection présidentielle du 28 juillet 2024, au cours de laquelle l’organisme électoral, contrôlé par le chavisme, a proclamé la réélection controversée de Nicolás Maduro. Ce dernier a prêté serment en janvier pour un troisième mandat consécutif de six ans, ce que la principale coalition d’opposition — la Plateforme d’unité démocratique (PUD) — a qualifié de « coup d’État ».
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