Amérique centrale
Nicaragua: le nouvel ambassadeur des Etats-Unis interdit d’entrée

AFP
Le gouvernement du Nicaragua a retiré jeudi l’autorisation d’entrée sur le territoire au nouvel ambassadeur des États-Unis, Hugo Rodríguez, qu’il accuse d’ »ingérence » et d’ »irrespect ».
« Le gouvernement nicaraguayen, dans l’usage de ses pouvoirs et dans l’exercice de sa souveraineté nationale, retire immédiatement l’autorisation accordée à Hugo Rodríguez », a annoncé le ministre nicaraguayen des Affaires étrangères, Denis Moncada, dans une lettre destinée au secrétaire d’Etat américain Antony Blinken.
Managua a justifié cette mesure par les « déclarations d’ingérence et irrespectueuses pour le pays » faites jeudi par M. Rodríguez devant la Commission des relations extérieures du Sénat américain.
En mai dernier, le président américain Joe Biden avait nommé M. Rodríguez en tant qu’ambassadeur à Managua, mais cette nomination doit être ratifiée par le Parlement nicaraguayen.
Le Nicaragua et les États-Unis ont des relations tendues depuis les manifestations de l’opposition contre le gouvernement de Daniel Ortega en 2018 qui, selon la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH), ont fait 355 morts.
Elles se sont encore crispées depuis la réélection l’an dernier du président Ortega à un quatrième mandat consécutif, jugée frauduleuse par Washington, notamment en raison de l’incarcération ou l’exil de ses rivaux.
Jeudi, devant la commission sénatoriale, M. Rodríguez avait affirmé que le Nicaragua « devient de plus en plus un État paria dans la région » et a comparé le pays à la « dictature » que sa famille a connue en République dominicaine dans les années 50.
Il a par ailleurs estimé que « sortir le Nicaragua de l’ALEAC (Accord de libre-échange entre l’Amérique centrale, la République dominicaine et les États-Unis) est un outil potentiellement très puissant et quelque chose que nous devons sérieusement envisager » pour sanctionner M. Ortega.
M. Rodríguez « ne peut pas se mêler des questions nationales qui ne concernent que les Nicaraguayens », a fustigé le ministre des Affaires Etrangères Denis Moncada.
Amérique centrale
Le départ de Ricardo Martinelli vers le Nicaragua toujours en suspens

Le départ de l’ex-président panaméen Ricardo Martinelli (2009-2014) vers son asile au Nicaragua reste incertain. Ce mercredi, l’un de ses avocats a déclaré qu’il ne s’attendait pas à un départ dans les prochaines heures, alors que le sauf-conduit accordé par le gouvernement panaméen expirera ce jeudi à minuit.
Martinelli, un magnat de 73 ans, s’est réfugié à l’ambassade du Nicaragua depuis plus d’un an pour éviter d’être incarcéré après avoir été condamné à plus de 10 ans de prison pour blanchiment d’argent. Son voyage vers le Nicaragua a été suspendu à la dernière minute lundi dernier.
Le gouvernement de Daniel Ortega et Rosario Murillo a déclaré dans un communiqué qu’il ne recevrait pas l’ex-président panaméen tant qu’une possible alerte rouge d’Interpol contre lui ne serait pas clarifiée. Les autorités panaméennes ont toutefois précisé que cette alerte n’existait pas, car elle était infondée.
« Nous attendons ce communiqué officiel du Nicaragua autorisant le voyage », a déclaré Alfredo Vallarino, l’un des avocats de l’ancien dirigeant, aux journalistes. Il a également rappelé que le sauf-conduit expirera « demain (jeudi) à minuit », après avoir été prolongé lundi dernier par le gouvernement panaméen.
Amérique centrale
Le Nicaragua accuse le Panama de bloquer sa nomination au SICA

Le gouvernement nicaraguayen a accusé lundi le Panama de bloquer, en collaboration avec le Costa Rica, le Guatemala et la République dominicaine, la nomination de l’ancien ministre des Affaires étrangères du Nicaragua, Denis Moncada, au poste de secrétaire général du Système d’intégration centraméricain (SICA), une fonction vacante depuis novembre 2023.
Dans un communiqué où le Nicaragua a également annoncé qu’il n’accueillerait pas l’ancien président panaméen Ricardo Martinelli (2009-2014)—qui cherche asile à l’ambassade du Nicaragua au Panama depuis février 2024après avoir été condamné pour corruption—le gouvernement sandiste a aussi accusé le Panama de le diffamer.
« Le gouvernement du Panama, sous la présidence de José Raúl Mulino Quintero, a systématiquement ignoré, diffamé et agi contre le gouvernement du Nicaragua à travers des déclarations offensantes injustifiées. De plus, il a bloqué, en collaboration avec d’autres pays, le droit légitime du Nicaragua à occuper le poste de secrétaire général du SICA », a déclaré le gouvernement nicaraguayen dans un communiqué lu par la vice-présidente Rosario Murillo.
Le gouvernement dirigé par Daniel Ortega et Rosario Murillo a exhorté les autorités panaméennes, son président et son ministère des Affaires étrangères à « agir en conséquence et à favoriser des relations basées sur le respect, la compréhension et la fraternité entre nos nations, car nos peuples savent véritablement être frères. »
Amérique centrale
Gustavo Petro annonce une commission pour analyser les restes de Colombiens en Panamá

Le président de la Colombie, Gustavo Petro, a annoncé ce samedi la création d’une commission mixte avec le Panamáafin d’analyser les restes de Colombiens décédés dans le cadre de la Guerre civile des Mille Jours en 1895.
L’annonce a été faite lors d’une visite officielle dans la province de Bocas del Toro, où Petro était accompagné du ministre des Affaires étrangères panaméen, Javier Martínez-Acha, ainsi que du maire et du gouverneur de la ville, Wilbur Martínez et Eddie Ibarra, respectivement.
« Nous avons créé ou renforcé une commission mixte composée d’historiens, d’acteurs culturels, de chercheurs et de scientifiques pour analyser les restes retrouvés dans une fosse commune, où reposent des hommes qui étaient venus avec Catarino Garza », a déclaré Petro dans un communiqué officiel de la présidence colombienne.
Sur le réseau social X, le président colombien a rappelé qu’en mars 1895, « 20 hommes se sont réunis à Bocas del Toro, territoire colombien à l’époque, pour organiser un grand congrès clandestin caribéen et latino-américain » en soutien au général Rafael Uribe, qui s’était soulevé contre le gouvernement conservateur et la Constitution antidémocratique de 1886.
À ce congrès révolutionnaire, ont participé des hommes venus du Nicaragua, de la Jamaïque, du Costa Rica et du Mexique, dont le général Catarino Garza, qui avait également combattu pour défendre le Texas contre l’annexion américaine, a souligné Petro.
À l’époque, Bocas del Toro faisait partie de la République de Colombie, tout comme la côte de la Mosquitia, aujourd’hui territoire du Nicaragua, en face des îles de San Andrés et Providencia, a rappelé le président colombien.
« C’est la première fois qu’un président colombien visite cette région, et je le fais avec des sentiments partagés », a confié Petro.
Lors de son passage, il a déposé une gerbe devant un monument dédié à Simón Bolívar, situé sur une avenue centrale de Bocas del Toro.
Vendredi, dans le cadre de sa visite officielle au Panamá, Petro a également convenu avec son homologue Raúl Mulinod’accélérer le projet d’interconnexion électrique entre les deux pays.
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