Connect with us

Amérique centrale

Nicaragua: les proches d’opposants emprisonnés dénoncent des mauvais traitements

AFP

Isolement, interrogatoires quotidiens, menaces, sous-alimentation : les proches d’opposants emprisonnés au Nicaragua dénoncent leurs conditions de détention et appellent à l’aide.

Depuis près de trois mois, un total de 36 opposants au président Daniel Ortega, dont sept qui voulaient se présenter contre lui lors des élections du 7 novembre, ont été arrêtés. Si quelques-uns sont détenus à domicile, la grande majorité le sont dans les geôles de la sinistre prison d’El Chipote, à Managua.

Ils n’ont pu voir leurs proches que la semaine dernière. Un droit de visite limité à 30 minutes.

Le candidat à l’élection présidentielle Juan Sebastian Chamorro est apparu pâle et amaigri à sa soeur Ana Maria : il a perdu 11 kilos depuis son arrestation le 8 juin, dit-elle.

Advertisement
20241211_mh_noexigencia_dui_728x90
20240813_lechematerna_728x91
20240701_vacunacion_728x90
20231124_etesal_728x90_1
domfuturo_netview-728x90
20240604_dom_728x90
20230816_dgs_728x90
20230601_agenda_primera_infancia_728X90
CEL
previous arrow
next arrow

« Ce qui est le plus difficile (pour lui) c’est le manque d’information sur ce qui se passe dehors. On l’interroge tous les jours : 87 jours d’interrogatoires et de torture psychologique. On lui dit des choses qui ne sont pas vraies : qu’ils vont arrêter sa femme, que ses biens ont été saisis… », raconte Ana Maria Chamorro.

Une bougie éclaire sa cellule jour et nuit, lui faisant perdre ses repères temporels, ajoute-t-elle.

« Mon père est seul, depuis deux mois et demi, dans une petite cellule, où un bat-flanc en ciment sert de lit, avec un fin matelas, sans couverture pour se protéger du froid. Pour faire ses besoins, un trou dans le sol », explique à l’AFP Cristian Tinoco, fille de l’ancien vice-ministre nicaraguayen des affaires étrangères Victor Tinoco, âgé de 69 ans et qui lui est apparu « maigre, pâle, avec les cheveux blancs, la barbe non taillée, les gestes lents ».

– Parler avec les araignées –

La leader féministe Tamara Davila est ainsi enfermée « dans une cellule avec une porte boulonnée, sans barreaux. C’est une geôle scellée, elle ne peut voir personne », décrit une proche qui a demandé à rester anonyme. Arrêtée le 12 juin, elle n’a depuis « pu parler avec personne. Il n’y a pas de relation humaine. Elle peut se mettre à parler à un oiseau qui se pose sur la toiture, aux araignées, pour tromper la solitude et le silence ».

Lesbia Alfaro, la mère du leader étudiant Lesther Aleman arrêté le 5 août est désespérée de voir son fils qui « peut à peine se mettre debout et marcher » tant, a-t-elle dit à son avocat, ses pieds sont gonflés tandis qu’il a perdu neuf kilos. « Je demande que la Croix Rouge nous aide, qu’elle intervienne pour qu’un médecin le soigne et qu’on ne le laisse pas mourir de faim », supplie-t-elle.

Advertisement
20241211_mh_noexigencia_dui_728x90
20240813_lechematerna_728x91
20240701_vacunacion_728x90
20231124_etesal_728x90_1
domfuturo_netview-728x90
20240604_dom_728x90
20230816_dgs_728x90
20230601_agenda_primera_infancia_728X90
CEL
previous arrow
next arrow

Daniel Ortega, 75 ans, au pouvoir depuis 2007, briguera le 7 novembre un quatrième mandat consécutif. Il a qualifié ses opposants emprisonnés de « terroristes » et d’ »agents de l’impérialisme yankee » qui « complotent pour renverser son gouvernement ».

Les opposants arrêtés sont pour la plupart déjà renvoyés devant la justice sous l’accusation d’encourager l’ingérence étrangère « au mépris de la souveraineté » du Nicaragua, en vertu de lois adoptées en décembre pour réprimer ces actes de « trahison à la patrie ».

La Haute-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, a demandé au gouvernement nicaraguayen de « mettre fin aux persécutions contre l’opposition, la presse et la société civile ».

Elle a également demandé « la libération immédiate et sans conditions des plus de 130 personnes emprisonnées » depuis les manifestations anti-gouvernementales d’avril 2018 dont la répression a fait plus de 300 morts.

La Cour interaméricaine des droits de l’homme a exigé qu’une délégation puisse se rendre au Nicaragua pour « vérifier la situation des personnes arrêtées ».

Advertisement
20241211_mh_noexigencia_dui_728x90
20240813_lechematerna_728x91
20240701_vacunacion_728x90
20231124_etesal_728x90_1
domfuturo_netview-728x90
20240604_dom_728x90
20230816_dgs_728x90
20230601_agenda_primera_infancia_728X90
CEL
previous arrow
next arrow
Continue Reading
Advertisement
20241211_mh_noexigencia_dui_300x250
20240813_lechematerna_300x200_1
20240813_lechematerna_300x200_2
20240701_vacunacion_300x250
20231124_etesal_300x250_1
20230816_dgs_300x250
20230601_agenda_primera_infancia_300X250
MARN1

Amérique centrale

Trois Américains et un Canadien arrêtés au Guatemala pour maltraitance d’enfants au sein de la secte Lev Tahor

Trois Américains et un Canadien, membres de la secte juive ultraorthodoxe Lev Tahor, ont été arrêtés au Guatemalasous des accusations de maltraitance et d’abus sur mineurs, ont rapporté ce mercredi la police et la fiscalité.

« Ils sont membres de la communauté juive Lev Tahor. Les ordres d’arrestation ont été émis par un tribunal guatémaltèque, et en plus, ils avaient une notification rouge de l’Interpol depuis janvier dernier », a indiqué la police dans un communiqué, précisant qu’ils avaient été interpellés la nuit de mardi.

La secte Lev Tahor, qui pratique une version ultraorthodoxe du judaïsme, est sous enquête depuis plusieurs mois au Guatemala pour des abus sexuels sur mineurs.

Les Américains Nissen Yehuda Malka, 27 ans, et Yoel Goldman, 26 ans, ont été arrêtés dans la capitale.
Le Canadien Dinkel Avrohom (33 ans) et l’Américain Chaim Malka (24 ans) ont été remis par les autorités beliziennesau Guatemala « après avoir tenté d’entrer illégalement dans le pays », a précisé la fiscalité.

Trois d’entre eux sont accusés de maltraitance sur mineurs, tandis que Chaim Malka fait face à des accusations de trafic de personnes, notamment en lien avec des grossesses forcées.

Advertisement

20241211_mh_noexigencia_dui_728x90
20240813_lechematerna_728x91
20240701_vacunacion_728x90
20231124_etesal_728x90_1
domfuturo_netview-728x90
20240604_dom_728x90
20230816_dgs_728x90
20230601_agenda_primera_infancia_728X90
CEL

previous arrow
next arrow

Le 30 janvier dernier, les autorités guatémaltèques avaient capturé deux Américains membres de cette secte, dont l’un des dirigeants, accusés d’avoir forcé des mariages d’enfants.
Une semaine avant, la police avait arrêté un Israélien également membre de la secte à la demande du Mexique, qui le recherchait pour trafic de personnes.

En décembre, les autorités ont effectué une perquisition dans une propriété du groupe religieux à Oratorio (sud-est), et ont sauvé 160 enfants, qui sont depuis sous protection de l’État.

Continue Reading

Amérique centrale

Le Panama enregistre une baisse de l’immigration vers le Nord, avec un afflux croissant de migrants du Sud

Plus de 2 000 personnes sont entrées ce mois-ci au Panama par la frontière avec le Costa Rica, dans un flux migratoire inversé croissant, en direction du Sud, après que leur tentative d’entrer aux États-Unis ait échoué. Parallèlement, le nombre de migrants qui persistent à se diriger vers le Nord continue de baisser, a déclaré ce jeudi le président panaméen, José Raúl Mulino.

Lors de sa conférence de presse hebdomadaire, le chef de l’État a précisé qu’il était prévu que le mois de février se termine avec environ 410 migrants, principalement des Vénézuéliens, arrivant au Panama en route vers le Nord après avoir traversé la dangereuse forêt du Darién, la frontière naturelle avec la Colombie, par laquelle des milliers de personnes transitent chaque jour depuis peu de temps.

Le chiffre de février, comparé aux 2 229 immigrés qui sont arrivés dans le pays en janvier dernier en route vers le Nord, représente une réduction très importante et positive, contrastant avec l’augmentation du flux migratoire inversé, a indiqué Mulino.

Continue Reading

Amérique centrale

Nayib Bukele annonce le début de la construction de l’aéroport du Pacifique au Salvador

Le président du Salvador, Nayib Bukele, a annoncé ce mardi le début de la construction de l’aéroport du Pacifique, avec une investissement de 386,4 millions de dollars, dans le but de stimuler le développement économique du sud-est du pays.

Ce terminal aérien, qui accueillera des vols internationaux, sera situé dans la zone côtière du département de La Unión, à environ 190 km au sud-est de San Salvador, la capitale du pays. La première phase du terminal devrait être achevée au deuxième semestre de 2027.

« Voici la première pierre de l’aéroport du Pacifique, nous tenons notre promesse », a déclaré le président lors d’une cérémonie officielle diffusée en direct à la télévision et à la radio.

La piste de la première phase de l’aéroport mesurera 2 400 mètres, mais une deuxième phase devrait voir la construction d’une piste de 3 000 mètres.

Le financement du projet provient d’un prêt de 320 millions de dollars du Banque de Développement de l’Amérique Latine, de 16,4 millions de dollars fournis par le gouvernement de l’Espagne, et de 50 millions de dollars investis par la Commission Exécutive Portuaire Autonome (CEPA) du Salvador.

Advertisement

20241211_mh_noexigencia_dui_728x90
20240813_lechematerna_728x91
20240701_vacunacion_728x90
20231124_etesal_728x90_1
domfuturo_netview-728x90
20240604_dom_728x90
20230816_dgs_728x90
20230601_agenda_primera_infancia_728X90
CEL

previous arrow
next arrow

Initialement, l’aéroport devrait accueillir 2 000 vols par an et environ 300 000 passagers. La deuxième phase du projet vise à atteindre un million de passagers.

Bukele estime que le nouvel aéroport favorisera la croissance économique, avec un impact économique de 1 000 dollars par passager international.

En réponse aux critiques concernant l’expulsion de 39 familles vivant dans la zone, Bukele a précisé qu’elles avaient reçu « des dizaines de milliers de dollars ».

Continue Reading

Trending

News Central