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International

Pérou: 17 morts lors d’affrontements entre manifestants et forces de l’ordre

Photo: Diego Ramos / AFP

10 janvier | Par AFP | Carlos Mandujano / Luis Jaime Cisneros |

Au moins 17 personnes sont mortes lundi à Juliaca, dans le sud du Pérou, lors d’affrontements entre les forces de l’ordre et des manifestants réclamant le départ de la présidente Dina Boluarte, selon le Défenseur du peuple (médiateur local).

« Nous avons confirmé 17 décès aujourd’hui à Puno lors d’affrontements avec les forces de l’ordre dans les environs de l’aéroport de Juliaca », dans la région aymara (peuple amérindien) de Puno, a déclaré à l’AFP une source du bureau du médiateur, faisant également état de plus d’une trentaine de blessés.

Les victimes présentent des blessures par balle, a déclaré un responsable de l’hôpital Carlos Monge de Juliaca où elles ont été emmenées.

Les affrontements ont éclaté alors que les manifestants tentaient d’envahir l’aéroport de Juliaca, situé à environ 1.300 km au sud de Lima, dans la région de Puno. Cet aéroport avait déjà fait l’objet d’une tentative d’assaut samedi.

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« Aujourd’hui, plus de 9.000 personnes se sont approchées de l’aéroport de Juliaca et environ 2.000 d’entre elles ont lancé une attaque sans merci contre la police et les installations, utilisant des armes improvisées », a déclaré à la presse le président du Conseil des ministres péruvien Alberto Otarola, évoquant une « situation extrême ».

« Le peuple ne t’aime pas ! »

« Messieurs les policiers nous ont tiré dessus », a raconté à l’AFP un manifestant. « Nous demandons à Madame Dina qu’elle démissionne. Accepte le fait que le peuple ne t’aime pas! » a-t-il lancé.

« Ce qui se déroule est un massacre entre Péruviens, je demande le calme, ne vous exposez pas », s’est exclamé le maire de Juliaca, Oscar Caceres, dans un appel passé à la population sur la radio locale La Decana.

Ces nouveaux décès portent à 39 personnes le nombre de personnes mortes au cours des manifestations antigouvernementales en près d’un mois de protestations au Pérou, pays plongé dans une grave crise institutionnelle et politique.

Les manifestants réclament la démission de Dina Boluarte, arrivée à la tête du pays après la destitution en décembre du socialiste Pedro Castillo. Ils exigent aussi un nouveau Parlement et la tenue immédiate d’élections, déjà avancées de 2026 à avril 2024.

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La région de Puno, frontalière avec la Bolivie, est l’épicentre des protestations dans le pays. Une grève illimitée y a lieu depuis le 4 janvier. Il s’agit également du point de départ d’une marche organisée par plusieurs collectifs de citoyens et de paysans, dont l’arrivée dans la capitale Lima est prévue aux environs du 12 janvier.

Les manifestations ont commencé après la destitution par le Parlement puis l’arrestation le 7 décembre de M. Castillo, à la suite de sa tentative de dissolution du Parlement, qualifiée de « coup d’Etat » par ses adversaires politiques.

Lundi, le Pérou a interdit l’entrée sur son territoire à l’ancien président bolivien Evo Morales pour son « intervention » dans les affaires politiques internes du pays.

L’ancien président bolivien a été actif dans la politique péruvienne depuis l’arrivée au pouvoir de Pedro Castillo, en juillet 2021, et jusqu’à son éviction le 7 décembre. 

Depuis, M. Morales a exprimé son soutien aux manifestations réclamant le départ de Dina Boluarte, et notamment à celles qui ont lieu dans la région de Puno, qu’il a visitée en novembre dernier. La droite péruvienne l’accuse de pousser le sud du pays à faire sécession pour se faire annexer par la Bolivie.

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Dina Boluarte est la sixième personne à occuper la présidence en cinq ans, dans un pays qui connaît une crise politique permanente émaillée de soupçons de corruption.

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International

Robert F. Kennedy Jr. reste silencieux sur la restructuration massive du HHS

Le secrétaire Robert F. Kennedy Jr. n’a pas donné de nouveaux détails mercredi sur la vaste restructuration du Département de la Santé et des Services sociaux des États-Unis (HHS), un jour après que des milliers de licenciements ont touché ses agences, vidant complètement certains bureaux à travers le pays.

Le silence de Kennedy suscite des interrogations parmi les législateurs républicains et démocrates, qui ont demandé conjointement que le secrétaire à la Santé du président Donald Trump se présente devant une commission sénatoriale la semaine prochaine pour expliquer ces coupes budgétaires.

Jusqu’à 10 000 avis de licenciement ont été envoyés à des scientifiques, hauts dirigeants, médecins, inspecteurs et autres employés du département, réduisant ainsi un quart de sa main-d’œuvre. L’agence elle-même n’a pas fourni de détails sur les postes supprimés, et les informations proviennent principalement des employés concernés.

« Cette restructuration vise à recentrer le HHS sur sa mission principale : stopper l’épidémie de maladies chroniques et remettre l’Amérique en bonne santé », a déclaré Kennedy sur les réseaux sociaux, dans son unique commentaire à ce sujet. « C’est une victoire pour les contribuables et pour chaque Américain que nous servons. »

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International

Trump dévoile de nouveaux droits de douane lors de son événement ‘Make America Wealthy Again’

Le président des États-Unis, Donald Trump, a décidé d’imposer un tarif douanier global de 10 % sur toutes les importations et prévoit d’ajouter des taxes supplémentaires pour les pays ayant des barrières commerciales et fiscales élevées, comme la TVA européenne, sur les produits et services américains, ont annoncé des responsables américains.

Ces taxes spécifiques à chaque pays ou bloc économique, comme l’Union européenne, entreront en vigueur le 9 avril, ont précisé ces responsables lors d’un échange avec la presse. Le tarif de base de 10 % sera appliqué plus tôt, dès le samedi 5 avril, selon ces mêmes sources.

Trump est actuellement en train de préciser les tarifs que chaque pays devra payer, en plus des 10 % applicables à l’ensemble du monde, lors d’un grand événement organisé à la roseraie de la Maison-Blanche intitulé « Make America Wealthy Again » (« Rendre l’Amérique riche à nouveau »).

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International

Trump annonce des tarifs douaniers plus élevés pour Israël

Le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé ce mercredi l’imposition d’un tarif douanier de 17 % pour Israël, qui s’ajoute à la taxe globale de 10 % qu’il avait déjà instaurée pour tous les pays. Ainsi, le principal allié de Washington au Moyen-Orient devra faire face à un tarif total de 27 %.

Trump a fait cette annonce lors d’un grand événement organisé à la roseraie de la Maison-Blanche, intitulé « Make America Wealthy Again » (« Rendre l’Amérique riche à nouveau »).

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