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International

Pérou: enquête contre la présidente après la répression des manifestations

Photo: Cris Bouroncle / AFP

11 janvier | Par AFP | Carlos Mandujano / Luis Jaime Cisneros |

La présidente du Pérou Dina Boluarte fait face, avec plusieurs hauts responsables, à une enquête sur la répression des manifestations antigouvernementales qui ont fait 40 morts depuis décembre dans le pays andin.

La procureure de l’Etat, Patricia Benavides, « a décidé d’ouvrir une enquête préliminaire contre la présidente Dina Boluarte, le président du Conseil des ministres Alberto Otarola, le ministre de l’Intérieur Victor Rojas, le ministre de la Défense Jorge Chavez », a annoncé mardi le parquet sur Twitter.

Cette enquête concerne des faits de « génocide, homicide qualifié et blessures graves, commis pendant les manifestations des mois de décembre 2022 et janvier 2023 dans les régions d’Apurimac, La Libertad, Punon, Junin, Arequipa et Ayacucho », a-t-il ajouté.

L’enquête vise également l’ex-président du Conseil des ministres Pedro Angulo et l’ex-ministre de l’Intérieur César Cervantes, qui avaient fait partie du gouvernement de Dina Boluarte du 7 au 21 décembre. Un total de 22 personnes étaient mortes dans des manifestations durant ces deux semaines.

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Au moins 40 personnes sont mortes et plus de 600 ont été blessées dans les manifestations qui ont suivi la destitution et l’arrestation le 7 décembre du président socialiste Pedro Castillo, accusé de tentative de coup d’Etat pour avoir voulu dissoudre le Parlement qui s’apprêtait à le chasser du pouvoir.

Grève illimitée

Les manifestants réclament entre autres le départ de Mme Boluarte, qui a succédé à M. Castillo, et la tenue immédiate d’élections anticipées, déjà avancées de 2026 à avril 2024.

Bien qu’issue du même parti d’inspiration marxiste (Peru Libre) de M. Castillo, Dina Boluarte est considérée comme une « traîtresse » par les protestataires.

L’épicentre de la contestation est la région aymara (peuple amérindien) de Puno, à la frontière avec la Bolivie et sur les rives du lac Titicaca, où un grève illimitée est en vigueur depuis le 4 janvier et où ont eu lieu de graves affrontements, saccages et pillages.

Les autorités ont décrété mardi dans cette région un couvre-feu de trois jours, après la mort de 18 personnes lors de manifestations depuis lundi.

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A Juliaca, à 1.300 km au sud de Lima, des dizaines de familles de victimes vêtues de noir faisaient la queue à la morgue pour recevoir le corps d’un proche, après des affrontements meurtriers près de l’aéroport de cette ville de la région de Puno. « Mon frère est mort parce qu’il a été abattu, il a été tué par la police », a dit un homme à la radio La Decana.

En pleine crise politique et institutionnelle, le gouvernement péruvien a obtenu mardi soir la confiance du Parlement avec 73 voix pour, 43 voix contre et six abstentions. Il aurait dû démissionner s’il avait perdu ce vote, imposé par la Constitution.

Le Pérou doit recevoir mercredi une mission de la Commission interaméricaine des droits de l’Homme (CIDH), dépêchée dans le pays pour enquêter sur les manifestations et la réponse des forces de l’ordre.

Les manifestations se sont poursuivies mardi avec des blocages de routes dans six régions du pays.

Dans la région d’Ayacucho, dans le sud des Andes, des milliers de personnes ont défilé dans les rues de la ville de Huamanga.

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Dans un communiqué mardi, le Bureau des droits de l’homme de l’ONU s’est dit « très préoccupé par la montée de la violence au Pérou ». Il a appelé « les manifestants à faire preuve de retenue » et la police à « veiller à ce que la force ne soit utilisée que lorsqu’elle est strictement nécessaire ».

« Nous sommes entre les mains de la barbarie », a dénoncé le cardinal et archevêque de Huancayo, Pedro Barreto, à la radio RPP, tandis que la médiatrice du peuple, Eliana Revollar, a estimé que « la violence atteint vraiment des niveaux insoupçonnés ».

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International

Robert F. Kennedy Jr. reste silencieux sur la restructuration massive du HHS

Le secrétaire Robert F. Kennedy Jr. n’a pas donné de nouveaux détails mercredi sur la vaste restructuration du Département de la Santé et des Services sociaux des États-Unis (HHS), un jour après que des milliers de licenciements ont touché ses agences, vidant complètement certains bureaux à travers le pays.

Le silence de Kennedy suscite des interrogations parmi les législateurs républicains et démocrates, qui ont demandé conjointement que le secrétaire à la Santé du président Donald Trump se présente devant une commission sénatoriale la semaine prochaine pour expliquer ces coupes budgétaires.

Jusqu’à 10 000 avis de licenciement ont été envoyés à des scientifiques, hauts dirigeants, médecins, inspecteurs et autres employés du département, réduisant ainsi un quart de sa main-d’œuvre. L’agence elle-même n’a pas fourni de détails sur les postes supprimés, et les informations proviennent principalement des employés concernés.

« Cette restructuration vise à recentrer le HHS sur sa mission principale : stopper l’épidémie de maladies chroniques et remettre l’Amérique en bonne santé », a déclaré Kennedy sur les réseaux sociaux, dans son unique commentaire à ce sujet. « C’est une victoire pour les contribuables et pour chaque Américain que nous servons. »

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Trump dévoile de nouveaux droits de douane lors de son événement ‘Make America Wealthy Again’

Le président des États-Unis, Donald Trump, a décidé d’imposer un tarif douanier global de 10 % sur toutes les importations et prévoit d’ajouter des taxes supplémentaires pour les pays ayant des barrières commerciales et fiscales élevées, comme la TVA européenne, sur les produits et services américains, ont annoncé des responsables américains.

Ces taxes spécifiques à chaque pays ou bloc économique, comme l’Union européenne, entreront en vigueur le 9 avril, ont précisé ces responsables lors d’un échange avec la presse. Le tarif de base de 10 % sera appliqué plus tôt, dès le samedi 5 avril, selon ces mêmes sources.

Trump est actuellement en train de préciser les tarifs que chaque pays devra payer, en plus des 10 % applicables à l’ensemble du monde, lors d’un grand événement organisé à la roseraie de la Maison-Blanche intitulé « Make America Wealthy Again » (« Rendre l’Amérique riche à nouveau »).

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Trump annonce des tarifs douaniers plus élevés pour Israël

Le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé ce mercredi l’imposition d’un tarif douanier de 17 % pour Israël, qui s’ajoute à la taxe globale de 10 % qu’il avait déjà instaurée pour tous les pays. Ainsi, le principal allié de Washington au Moyen-Orient devra faire face à un tarif total de 27 %.

Trump a fait cette annonce lors d’un grand événement organisé à la roseraie de la Maison-Blanche, intitulé « Make America Wealthy Again » (« Rendre l’Amérique riche à nouveau »).

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